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Les compétences de nos étudiants en immobilier épinglées par Construction21

Nous sommes ravis de lire aujourd’hui dans la rubrique des dossiers de Construction21 , une plateforme collaborative au service de tous les professionnels de la construction et de la ville durable, la contribution jugée très intéressante de l’une de nos enseignantes en section Immobilier. Il s'agit d'un article rédigé par Nathalie Donckels où sont présentés les différents dispositifs pédagogiques qu’elle a mis en place afin de procurer un maximum de sens à ses apprentissages.

Lors de sa contribution au dossier Construction21 sur « Évolution des métiers dans la construction et l’immobilier : compétences et formations », Nathalie Donckels nous explique sa pratique pédagogique. Pour elle, il est évident que la transmission des savoirs doit se faire essentiellement par une expérience de terrain. 

Donner du sens aux apprentissages 

Il est primordial d’essayer de placer l’apprenant au centre de ses propres apprentissages. C’est en étant confronté à la réalité du terrain qu’il peut le mieux comprendre les données, développer son sens critique et acquérir un esprit analytique. Cette pédagogie plus participative, où l’étudiant est actif, nécessite cependant la mise en place d’un mode d’évaluation adapté.

Une pédagogie motivante

À partir du bloc 2, les étudiants ne sont plus évalués sur base d’un examen, mais bien sur leur contribution dans la réalisation de plusieurs travaux d’analyses pratiques. L’apprentissage de la matière se fait par modules qui abordent chacun un point spécifique de la matière. En début d’année, les étudiants doivent chacun choisir un logement (type habitation) qui servira pour l’ensemble de leurs projets. L’objectif étant qu’ils puissent analyser un bien pour lequel ils auront un accès non limité au niveau des informations. Le choix se porte généralement sur leur propre habitation.

Des échanges optimisés

L’approche de la matière est vue à travers un échange avec l’enseignant ainsi qu’avec les étudiants entre eux. Le partage des cas concrets en classe rend l’apprentissage beaucoup plus stimulant. Il s’agit d’une belle expérience qui prépare à la vie professionnelle faite d’imprévus, d’interactions, de compromis, d’échange d’idées, d’acceptation des points forts et des points faibles tant des autres que de soi-même.

Plans détaillés de quelques projets

Les matières qui sont travaillées dans mon cours selon ce dispositif portent sur les énergies renouvelables et sur les pathologies. Il s’agit de deux domaines d’analyse qui nécessitent un regard critique et de synthèse particulier.

Le groupe, qui est amené à travailler par exemple sur les panneaux solaires photovoltaïques, devra contacter une firme qui place ce type d’installation. Il devra également se rendre chez un particulier qui a eu recours à ce type de service. Le but est de comparer ce qui est annoncé par le professionnel avec la réalité tant au niveau du coût, des primes et des avantages fiscaux, qu’au niveau des gains et de l’entretien. Ensuite, les étudiants sont amenés à faire une présentation devant la classe avec une maquette 3D de l’élément le plus important dans la production d’énergie. Par exemple, dans le cas des panneaux solaires photovoltaïques, ils doivent expliquer de façon didactique la réaction qui s’opère au niveau du silicium pour créer de l’électricité en ayant une bonne compréhension du système tout veillant à simplifier une information relativement technique. 

En ce qui concerne le travail de pathologie, les étudiants doivent trouver par eux-mêmes un cas d’analyse, peu importe le domaine. Cela peut-être aussi bien une pathologie structurelle que technique. Pour ce faire, ils doivent faire appel à la matière vue durant les 2 années précédentes. Ils doivent analyser l’état des lieux, formuler des hypothèses sur l’origine de la pathologie puis progressivement affiner leur étude pour mettre en avant une cause et dégager une solution. Le principal côté positif et porteur de ce projet est qu’il permet aux propriétaires d’obtenir une réponse plausible à leur problématique réelle. 

Un meilleur taux de réussite

L’objectif des travaux est de voir comment l’étudiant s’intéresse au problème rencontré. Quelles sont les démarches mises en place ? Va-t-il plus loin que la matière abordée ? Sa réflexion est-elle logique ? Grâce à ces travaux, le taux d’échec a largement diminué et dans certaines classes, il quasiment nul. 

Retour sur investissement 

Pendant beaucoup trop d’années, l’évaluation de la matière était réalisée par un examen en fin d’année qui nécessitait, c’est sûr, beaucoup moins de temps que celui qui est consacré aujourd’hui au suivi et à la correction des projets ! Une classe de 30 étudiants équivaut à 30 copies d’examens. Ce dispositif a été remplacé par environ 170 travaux par classe par an. Cependant, l’apprentissage et la maîtrise de la matière en valent vraiment la peine !De plus, les échanges avec les étudiants sont d’une qualité bien plus intéressante… 

Et en période Covid ?

Ce type d’enseignement fonctionne aussi bien en mode présentiel qu’à distance. Lorsque le premier quadrimestre a démarré en mode hybride, la matière théorique était vue via des podcasts et développée ensuite en classe.Lorsque nous avons basculé en code rouge, les travaux individuels et collectifs ont pu être menés à bien malgré tout par la plupart des étudiants.Malheureusement, le taux de réussite risque d’être moins élevé que les autres années en raison du degré de motivation difficile à entretenir auprès de l’ensemble des étudiants.

Deux diplômes pour le prix d’un

Sortir de son cadre pour découvrir d’autres façons d’exercer son métier, s’ouvrir au monde, élargir ses connaissances et ses expériences humaines fait partie également des objectifs que nous poursuivons.Depuis mai 2018, une convention de double diplomation a été signée entre la Haute École Charlemagne et l’ESPI.Grâce à elle, nos étudiants peuvent désormais obtenir le même diplôme que les étudiants de ESPI, en plus de celui délivré par la HECh et la Haute École Albert Jacquart. Il s’agit pour eux d’un formidable tremplin professionnel qui leur permet d’accéder à la fois au marché de l’immobilier belge et français. En dépit de la crise sanitaire, 5 étudiants au pu participer à nouveau à ce programme cette année en poursuivant leur formation à l’ESPI de Marseille, de Paris et de Lyon. 

Retrouver sous ce lien l’intégralité de la publication parue ce 5-02-2021 dans Construction21

https://www.construction21.org/france/articles/h/dossier-formation-19-donner-du-sens-aux-apprentissages-technologie-du-batiment.html?n=20210205085520

 

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